Patrimoine, sites...

    Cliquez pour zommer Le Viaduc de Garabit

    Construit par Gustave Eiffel suivant les plans de l'architecte Lozérien Léon Boyer Le viaduc de Garabit enjambe la Truyère de sa masse aérienne et imposante à la fois. C'est un lieu clef tant au point de vue historique que touristique.

    B
    allades en bâteaux, pratique du ski nautique, de la pêche... il existe mille façons agréables de profiter de ce site et de son impressionnante beauté...

    Un peu d'histoire...

    L
    a Margeride, terre de pierre, devient terre de fer à Garabit. De cette alliance résulte le Viaduc qui, depuis plus d’un siècle, réunit les deux rives de la Truyère. 

    Défi architectural, vocation utilitaire, objet de patrimoine, c’est un viaduc à trois dimensions qui réunit les éléments air, terre et eau. Des milliers de trains ont fait vibrer quotidiennement cette ossature métallique que des mains ont méticuleusement assemblée durant les quatre années de construction. Chantier de fer, chantier " d’enfer ", issu des ateliers d’Eiffel, Garabit est une réalisation herculéenne dans un site paradisiaque.


    Les étapes de la construction

    On construisit d’abord un pont de service en charpente, à 33 m. au-dessus du fond de la vallée. Les deux premières années, on exécuta les maçonneries. A partir du 1er août 1882, débuta l’élévation des piles métalliques.

    La première, côté Marvejols, fut montée en 19 jours, la suivante en 46 jours, la troisième en 68 jours, la quatrième en 102 jours et le dernier côté Neussargues, en en 100 jours. Simultanément étaient assemblés les premiers panneaux des travées du tablier. L’opération consistait à construire ce tablier en tout ou partie et à le glisser sur des rouleaux ou des galets jusqu’à la rencontre des piles. En 164 jours, le tablier côté Marvejols (282 m.) fut monté par 35 ouvriers, et le tablier côté Neussargues (103 m.) se posa en 60 jours.

    A chaque coup de levier on obtenait en moyenne un avancement de 11 cm, soit, à raison de 75 coups de levier à l’heure, une progression de 8,25 m. Les deux tabliers furent ainsi amenés en porte-à-faux, de part et d’autre des deux grandes piles, et le 24 juin 1883, le montage de la grande arche commença.

    Dans la Notice sur le Viaduc de Garabit, Gustave Eiffel exposa lui-même, illustrations à l’appui, les étapes de la construction : " on commença les préparatifs pour le levage de l’arche en installant deux échafaudages importants en devant des soubassements des piles (…) La partie supérieure de ces échafaudages fut établie en courbe de manière à former un cintre (…) C’est sur ce cintre que l’on que l’on établit les premières des retombées des arcs ; puis l’extrémité de cette première partie de l’arc, celle qui s’avance vers le vide, fut rattachée à l’aide de 20 câbles en acier au tablier, à l’aplomb de la grande pile, et c’est alors que put commencer le montage de l’arc en porte-à-faux (…) "


    Garabit et les chiffres

    - 3 169 tonnes de fer, 41 tonnes d’acier, 23 tonnes de fonte,
    - 15 tonnes de plomb.
    - 678 768 rivets, 20 370 m3 de maçonnerie.
    - 339 millions de francs de l’époque !
    - 564.69 m. de long et 122 m. de haut.
    - Ecartement de l’arc à la base : 165 m.
    - Poids : 1 200.
    - Hauteur des piles : 60.74 m
    - Durée des travaux : 4 ans.


    Le Viaduc de Garabit en rouge poinsettia

    La remise en peinture du Viaduc de Garabit a été décidée suite aux investigations détaillées qui ont mis en évidence le vieillissement de la peinture et à l’apparition de rouille dans les parties les plus exposées aux intempéries. Des essais réalisés in situ ont confirmé le choix de la couleur, en référence aux teintes les plus couramment employées à la fin du XIXe siècle ( la teinte d’origine de la tour Eiffel était le rouge) ou à l’exemple du Golden Gate Bridge de San Fransisco et du forth Bridge en Ecosse, tous deux peints en rouge. Le " poinsettia " ou rouge " Gauguin " est donc la nouvelle couleur du Viaduc de Garabit. Pour cette remise à neuf 38 tonnes de peinture seront utilisés, couvrant une surface de 51 000 m3.







       
     
     
    Office de Tourisme
    15320 Ruynes en Margeride tél. 04.71.23.43.32   Fax : 04.71.23.45.80 Email : info@margeride-truyere.com
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