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    Cliquez pour zommer Les vestiges d'Alleuze

    Le château d'alleuze
    est bâti sur un piton dont le barrage de Grandval a fait une presqu'île...

    Cette forteresse appartenait à l’Evêque de Clermont et lui servit notamment de grenier à dîme. Investie en 1383 par les bandes du Routier Bernard de Garlan, dit " le méchant bossu ", elle fut démolie par les Sanflorains. Ses ruines majestueuses, qui dominent le ruisseau de Labaisse, peuvent être le but d’agréables promenades, le site est magnifique et mérite que l’on s’y attarde…

    Un peu d'histoire :
    La démolition du château d’Alleuze par les Sanflorains (1405)

    La forteresse d’Alleuze, qui appartenait à l’évêque de Clermont, servait à ce prélat de grenier à Dîmes et de prisons pour ses justices cantaliennes. Elle resta en sa possession après la création de l’évêché de Saint-Flour, mais ne reçut  plus désormais de garnison ; seuls y habitaient quelques domestiques inaptes à la défendre.

    L’invasion du pays par les Anglais et leurs alliés les Routiers devait inévitablement en faire un repaire de brigands, ce qui se produisit fin septembre 1383 lorsque le célèbre capitaine de bandes, Bernard de Garlan, dit : " le bâtard de Garlan, ou " le méchant bossu ", s’en fut emparé sans combat.

    La présence de ces Routiers fut pour Saint-Flour une menace constante et une entrave à son ravitaillement.

    Quant aux régions voisines, Planèze, Rouergue, Gévaudan, Velay elles avaient aussi à souffrir de leurs randonnées, pillages et rançons, qu’un chroniqueur jugeait comme " de grands et énormes maléfices "

    En 1391 enfin, moyennant une très forte indemnité de guerre,, le bâtard de Garlan consentit à l’évacuation et au départ. Mais son éloignement allait-il être de longue durée ?

    L’évêque de Clermont reprit possession du château, bien que des ordres de rasement eussent étés pris contre lui par le commissaire général au rachat des places. Il en confia la garde au capitaine Astrog de Lar, un ancien Routier qui n’avait avec lui que deux valets, deux jeunes gens du village voisin. D’hommes d’armes, point !

    Ceci n’est pas fait pour rassurer les Sanflorains qui, après avoir tant souffert du voisinage des bandes d’Alleuze, ne pouvaient supporter de nouvelles menaces qui d’ailleurs se précisaient : des groupes d’individus armés rôdaient dans les parages, et on apprit en 1404 par un ancien soldat de Garlan fait prisonnier, que les Anglais se disposaient à récupérer la forteresse !

    Sans hésiter ils prirent les devants et, sous la conduite de Pierre Mercier, lieutenant général au bailliage des Montagnes, se rendirent au nombre de 500 à, Alleuze, s'en emparèrent (6 juin 1415), et se mirent aussitôt en devoir de la démolir, ce qui dura huit jours ! L’évêque de Clermont prit mal la chose et demanda une grosse indemnité à la ville qui, rétorquant qu’il avait laissé prendre le château en 1383 faute de gardes, réclama une indemnité double pour les meurtres, pillages et déprédations de toutes sortes qui s’étaient ensuivis. Le Parlement condamna la ville et l’obligea, soit à verser 6 000 Livres au plaignant, soit à reconstruire le château à ses frais, ce qu’elle fit.

    Du coup, Pierre Mercier fut déconsidéré et haï ; il fut traité de criminel et obligé de quitter Saint-Flour. Il se réfugia avec sa famille, d’abord auprès du Vicomte de Murat, puis à Blesle où il possédait des terres.

    Quant au château reconstruit, aucun document ne mentionne ses occupants et n’a permis jusqu’à maintenant de reconstituer son histoire, d’établir le rôle qu’il à joué, ni même de fixer la date de sa dernière démolition.

    Ses ruines majestueuses gardent jalousement leur secret, qu’aucun chercheur n’a encore réussi à percer.

    Si vous voulez en savoir plus sur Alleuze :
    http://perso.wanadoo.fr/md.alleuze/alleuze.htm












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